Les cancers digestifs nécessitent une prise en charge multidisciplinaire étroite. La radiothérapie y joue un rôle préopératoire (pour réduire la tumeur avant chirurgie), postopératoire (pour réduire le risque de récidive) ou définitif (associée à la chimiothérapie).
Le cancer du rectum représente 30 % des cancers colorectaux. Symptômes : rectorragies, troubles du transit, ténesme. Diagnostic par coloscopie et biopsie, IRM pelvienne pour le bilan local, scanner pour l'extension à distance.
La stratégie dépend du stade TNM et de la distance au sphincter anal :
Deux types histologiques : carcinome épidermoïde (tiers supérieur et moyen, lié au tabac et à l'alcool) et adénocarcinome (tiers inférieur, lié au reflux). Symptômes : dysphagie progressive, amaigrissement, douleurs rétrosternales.
Pour les carcinomes hépatocellulaires (CHC) non résécables ou les métastases hépatiques, la SBRT en 3 à 6 séances offre un contrôle local de 80 à 90 %, avec peu de toxicité hépatique grâce à la précision sub-millimétrique et la gestion des mouvements respiratoires.
Pour les cancers du pancréas localement avancés (non métastatiques mais non résécables), la radiochimiothérapie ou la SBRT pancréatique est proposée en association avec la chimiothérapie (gemcitabine + paclitaxel ou FOLFIRINOX) après une phase de chimiothérapie d'induction.
La radiochimiothérapie du rectum nécessite-t-elle une hospitalisation ?
Non. Elle se réalise entièrement en ambulatoire : séances de radiothérapie quotidiennes + comprimés de chimiothérapie à domicile (capécitabine). Vous rentrez chez vous après chaque séance.
Quels sont les effets secondaires de la radiothérapie pelvienne ?
Diarrhées légères, envies fréquentes d'uriner, fatigue. Ces effets sont temporaires et gérés par l'équipe médicale. Un régime alimentaire adapté est recommandé pendant le traitement.