Les cancers urologiques — prostate, rein et vessie — sont parmi les cancers les plus fréquents chez l'homme. La radiothérapie de précision a transformé leur prise en charge ces dernières années, offrant des alternatives efficaces à la chirurgie avec moins de complications.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme après 50 ans. Il est souvent asymptomatique au stade précoce. Le dépistage repose sur le dosage du PSA (prise de sang) et le toucher rectal. En cas d'anomalie, une IRM multiparamétrique puis une biopsie prostatique sont réalisées.
Classification par risque :
Pour les tumeurs du rein localisées (T1a/T1b) chez des patients non opérables ou refusant la chirurgie, la radiothérapie stéréotaxique rénale (SBRT) est une option validée : 3 à 5 séances, contrôle local > 85 % à 3 ans, préservation de la fonction rénale.
Le Dr Bentahila est auteure d'une revue sur la SBRT rénale publiée dans le French Journal of Urology (2024).
La chimioradiothérapie trimodale (résection endoscopique + chimiothérapie + radiothérapie) est une alternative validée à la cystectomie totale pour les cancers infiltrants de la vessie, permettant de préserver l'organe chez 50 à 60 % des patients avec des résultats oncologiques comparables.
La radiothérapie de la prostate cause-t-elle des troubles urinaires ?
Des brûlures urinaires peuvent apparaître temporairement pendant le traitement. Elles disparaissent généralement dans les 4 à 8 semaines après la fin. Les troubles urinaires permanents sont rares avec les techniques modernes (IGRT).
Peut-on faire de la radiothérapie après une prostatectomie ?
Oui. La radiothérapie de rattrapage est très efficace en cas de récidive biologique (remontée du PSA) après prostatectomie. C'est une situation que le Dr Bentahila prend en charge spécifiquement.