Rédigé par le Dr Rita Bentahila (Oncologue Radiothérapeute) — Dernière mise à jour : juin 2026
Une radiothérapie externe est envisagée : ce qu'il faut comprendre d'abord
Cette page répond directement aux questions qui se posent dans les premières heures après l'annonce d'une radiothérapie.
- Qu'est-ce que la radiothérapie externe ? C'est un traitement local (qui agit uniquement sur la zone visée) qui utilise des rayons ionisants de haute énergie pour détruire les cellules tumorales. Les rayons sont délivrés depuis l'extérieur du corps par un appareil appelé accélérateur linéaire. Les techniques modernes (IMRT, VMAT, IGRT) permettent une grande précision : la dose épouse la forme de la tumeur tout en épargnant au maximum les tissus sains voisins.
- Comment se déroule-t-elle ? Le traitement se fait en plusieurs séances ambulatoires (vous rentrez chez vous après chaque séance), généralement du lundi au vendredi. Chaque séance ne dure que quelques minutes sur la table de traitement. Le nombre total de séances dépend du cancer et du schéma choisi (fractionnement classique ou hypofractionnement). Avant les séances, un parcours technique précis est nécessaire : scanner de centrage, contention sur mesure, délinéation par le médecin, calcul dosimétrique par les physiciens médicaux.
- Combien va coûter le traitement au Maroc ? La radiothérapie est bien couverte. Le cancer est reconnu en affection de longue durée (ALD). L'AMO, la CNSS, la CNOPS et les mutuelles privées (AXA, RMA, Saham, Wafa, MGPAP, MAMDA, Mupras, Atlanta, FAR…) prennent en charge la consultation, le scanner de centrage, la dosimétrie, l'ensemble des séances et le suivi avec accord préalable. Les équipements modernes (IMRT, VMAT, IGRT) sont disponibles dans plusieurs centres au Maroc. À noter : selon le centre, un complément financier peut être demandé pour accéder à la technique VMAT (équipement de pointe) — à vérifier directement auprès du centre proposé.
- Comment se soigner concrètement à Casablanca ? Première étape : une consultation d'oncologie radiothérapie avec votre dossier complet. La stratégie est discutée en RCP lorsque le dossier le nécessite. Le parcours technique démarre ensuite : scanner de centrage, contention, délinéation, dosimétrie. Le traitement commence après contrôle qualité. Pendant les séances, des consultations hebdomadaires avec l'oncologue-radiothérapeute permettent de suivre la tolérance et de gérer les effets éventuels.
En bref
- Traitement local par rayons ionisants de haute énergie depuis l'extérieur (accélérateur linéaire).
- Techniques modernes : IMRT (modulation d'intensité), VMAT (arc-thérapie), IGRT (guidée par l'image).
- Délivrée en plusieurs séances ambulatoires, généralement du lundi au vendredi, quelques minutes par séance.
- Fractionnement classique (plusieurs semaines) ou hypofractionnement (parcours plus court pour sein et prostate).
- Indications larges : sein, prostate, ORL, poumon, digestifs, gynécologiques, cerveau, antalgique osseux, lymphomes.
- Souvent combinée à la chimiothérapie (radio-chimio concomitante) dans ORL, col, rectum, anus, poumon, vessie en préservation, glioblastome.
- Parcours technique précis : scanner de centrage, contention sur mesure, délinéation par le médecin, dosimétrie par les physiciens, contrôle qualité.
- Indolore et ne rend pas radioactif : aucun risque pour l'entourage.
- Effets locaux selon la zone (cutanés, fatigue, mucite ORL, troubles urinaires/digestifs pelviens, etc.) + fatigue générale.
- Pas de chute de cheveux sauf si zone irradiée = cuir chevelu (radio cérébrale ou ORL haut).
- Reconnue en ALD, bien couverte par AMO/CNSS/CNOPS + mutuelles privées.
- Équipements modernes disponibles à Casablanca.
Une radiothérapie externe est envisagée ?
Dr Rita Bentahila peut analyser votre dossier en consultation à Casablanca et organiser le parcours de radiothérapie.
Demander un avis →Le rôle de l'oncologue-radiothérapeute
Dr Rita Bentahila est oncologue-radiothérapeute à Casablanca, formée dans les CHU de Paris, Bordeaux et Lausanne. La radiothérapie est au cœur de sa spécialité : elle assure la décision de l'indication en RCP, la délinéation (dessin précis de la tumeur et des organes à risque sur les images du scanner de centrage), la validation du plan de traitement calculé par les physiciens médicaux, la conduite du traitement quotidien avec les manipulateurs en radiothérapie, les consultations hebdomadaires de tolérance pendant tout le traitement, la coordination avec la chimiothérapie quand combinée (radio-chimiothérapie concomitante), et le suivi à long terme. Sa double compétence en oncologie et en technique de radiothérapie lui permet une vision intégrée du parcours du patient.
Les inquiétudes fréquentes avant de commencer
Plusieurs craintes reviennent souvent et méritent une réponse claire :
La radiothérapie est-elle douloureuse ?
Non, la radiothérapie elle-même est totalement indolore. On ne sent rien pendant la séance — les rayons traversent le corps sans contact ni sensation. Les effets secondaires peuvent apparaître progressivement au fil des séances (fatigue, réactions cutanées sur la zone irradiée), mais la séance en elle-même n'est pas désagréable : vous êtes simplement allongé(e) immobile sur la table pendant quelques minutes.
Vais-je devenir radioactif(ve) ?
Non, absolument pas. C'est une question très fréquente. La radiothérapie externe utilise des rayons qui traversent le corps puis disparaissent immédiatement — vous ne devenez pas radioactif. Vous pouvez être en contact normal avec votre entourage, y compris les enfants et les femmes enceintes. Aucun risque pour les autres.
Vais-je perdre mes cheveux ?
Seulement si la zone du cuir chevelu est dans le champ irradié (radiothérapie du cerveau ou de la sphère ORL haute). Pour toutes les autres zones (sein, prostate, pelvis, abdomen, etc.), les cheveux ne tombent pas. En cas de radiothérapie cérébrale, la perte capillaire est localisée à la zone traitée et le plus souvent réversible en quelques mois après la fin du traitement.
Comment vais-je gérer la fatigue ?
La fatigue est l'effet le plus fréquent. Elle est généralement progressive et plus marquée en deuxième moitié du traitement. Ce qui aide : rythme de vie adapté, activité physique douce régulière (paradoxalement très utile), sommeil suffisant, alimentation équilibrée, soutien de l'entourage. Beaucoup de patients adaptent leur rythme professionnel. Cette fatigue régresse progressivement après la fin des séances.
Pourrai-je continuer ma vie sociale et familiale ?
Oui, en grande partie. La radiothérapie est ambulatoire : vous rentrez chez vous chaque jour, donc vie familiale et sociale continuent. Quelques précautions selon la zone (protection cutanée, alimentation adaptée en cas de mucite ORL, hydratation) sont expliquées au cas par cas. Aucune contagion ni radioactivité : contact normal avec proches et enfants.
Comment ça marche, simplement
Le principe d'action
Les rayons ionisants (photons de haute énergie) produits par l'accélérateur linéaire traversent le corps et délivrent leur énergie dans la zone visée. Cette énergie endommage l'ADN des cellules tumorales, qui ne peuvent plus se réparer et finissent par mourir. Les cellules saines voisines sont aussi exposées mais ont une plus grande capacité de réparation que les cellules tumorales : c'est ce différentiel qui permet à la radiothérapie d'être efficace tout en étant tolérable. Les techniques modernes permettent de réduire au maximum la dose aux tissus sains.
Les techniques modernes
- IMRT (Radiothérapie Conformationnelle avec Modulation d'Intensité) : module l'intensité du faisceau pour épouser précisément la forme de la tumeur. Standard pour la plupart des cancers.
- VMAT (Arc-thérapie Volumétrique Modulée) : évolution de l'IMRT par rotation continue du bras de l'accélérateur. Séances plus rapides, même précision. (Selon le centre, un complément financier peut être demandé pour accéder à cette technique de pointe ; le reste de la radiothérapie est pris en charge.)
- IGRT (Radiothérapie Guidée par l'Image) : système d'imagerie intégré qui vérifie le positionnement à chaque séance et ajuste si besoin. Permet de réduire les marges de sécurité, donc d'épargner mieux les tissus sains.
- Stéréotaxie (SBRT) : technique de haute précision en peu de séances avec dose élevée localement, pour tumeurs sélectionnées et oligométastases.
Le fractionnement
Le traitement est divisé en séances appelées « fractions ». Plusieurs schémas possibles :
- Fractionnement classique : une séance par jour, du lundi au vendredi, sur plusieurs semaines (souvent 4 à 7 selon le cancer). Le rythme permet aux cellules saines de récupérer entre les séances.
- Hypofractionnement : moins de séances mais doses plus fortes par séance. Devenu standard pour sein et prostate : parcours plus court, efficacité équivalente, tolérance comparable.
Combinaison avec la chimiothérapie
La radio-chimiothérapie concomitante (les deux en même temps) est centrale dans plusieurs cancers : ORL, col utérin, rectum, anus, poumon, vessie en préservation, glioblastome. La chimiothérapie à dose plus faible rend la radiothérapie plus efficace (effet radiosensibilisant). Surveillance hebdomadaire renforcée.
À retenir : la radiothérapie externe est un traitement local, indolore, qui ne rend pas radioactif. Les techniques modernes (IMRT, VMAT, IGRT) permettent une grande précision. Le parcours technique est précis (scanner, contention, délinéation, dosimétrie) mais bien rodé.
Le bilan avant de commencer
Avant la première séance, un parcours technique précis est organisé :
- Consultation initiale d'oncologie radiothérapie : revue du dossier, explication du plan, accord du patient, signature du consentement.
- Scanner de centrage (scanner dosimétrique) : scanner spécifique en position de traitement, avec mise en place d'une contention sur mesure : cale-tête personnalisé (ORL, cerveau), matelas-coquille (corps entier), coque thoracique (sein, thorax) selon la zone. Cette contention assure un positionnement reproductible à chaque séance.
- Délinéation par l'oncologue-radiothérapeute : sur les images du scanner de centrage, le médecin dessine la tumeur (volume cible) et les organes à risque autour à protéger.
- Dosimétrie par les physiciens médicaux : calcul d'un plan de traitement optimisé qui délivre la dose voulue à la tumeur tout en respectant les contraintes des organes à risque.
- Contrôle qualité : vérification du plan par les physiciens et validation par le médecin avant la première séance.
- Bilan dentaire systématique : indispensable avant une radiothérapie de la sphère ORL — mise en état dentaire avant le démarrage pour prévenir les complications.
- Bilan biologique : hémogramme, fonction rénale, hépatique selon le contexte.
- Accord préalable de la mutuelle ou caisse pour la prise en charge.
Pour quels cancers et avec quels objectifs
Cancer du sein
L'une des indications les plus fréquentes. Radiothérapie post-opératoire après tumorectomie (presque systématique pour réduire le risque de récidive locale) ou après mastectomie dans certains cas. Hypofractionnement aujourd'hui standard : parcours plus court qu'auparavant. Techniques modernes (IMRT, VMAT) pour réduire l'exposition cardiaque et pulmonaire.
Cancer de la prostate
Indication majeure : traitement exclusif (à la place de la chirurgie) ou post-opératoire. Souvent combinée à une hormonothérapie. Hypofractionnement de plus en plus utilisé. Techniques modernes (IMRT, VMAT, IGRT) avec excellente précision.
Cancers ORL (tête et cou)
La radiothérapie est centrale pour de nombreux cancers ORL, le plus souvent en radio-chimiothérapie concomitante. Bilan dentaire obligatoire avant le démarrage. Suivi rapproché de la mucite, du goût, de la salivation.
Cancer du poumon
Indication large : radio-chimiothérapie concomitante pour les formes localement avancées, SBRT pour les stades précoces non opérables, radiothérapie palliative antalgique pour les métastases. Surveillance de la pneumopathie radique.
Cancers digestifs
Œsophage : souvent radio-chimiothérapie. Rectum : radio-chimiothérapie pré-opératoire dans les formes localement avancées. Anus : radio-chimiothérapie exclusive (traitement de référence).
Cancers gynécologiques
Col utérin : radio-chimiothérapie souvent associée à la curiethérapie. Endomètre : radiothérapie post-opératoire dans les formes à risque. Vagin / vulve : radiothérapie selon les indications.
Tumeurs cérébrales
Glioblastome : radio-chimiothérapie post-opératoire de référence. Méningiome : radiothérapie en alternative ou complément à la chirurgie. Métastases cérébrales : stéréotaxie ou radiothérapie cérébrale.
Radiothérapie antalgique
Indication majeure : soulagement de la douleur des métastases osseuses. Schéma court (quelques séances), très efficace, soulagement durable.
Autres indications
Lymphomes (Hodgkin et non-Hodgkin), sarcomes, certains cancers cutanés étendus, situations palliatives variées (compression médullaire, hémorragie tumorale, syndrome cave supérieur…).
Les modalités pratiques
Le parcours quotidien
Les séances ont lieu du lundi au vendredi, généralement à heure fixe. Vous arrivez au centre, vous êtes installé(e) en position de traitement avec votre contention sur mesure, l'imagerie de positionnement est faite (IGRT), puis la séance dure quelques minutes. Vous ne sentez rien. Vous rentrez ensuite chez vous. Le temps total sur place est généralement de 15 à 30 minutes.
Consultations hebdomadaires
Pendant tout le traitement, des consultations hebdomadaires avec l'oncologue-radiothérapeute permettent de :
- Évaluer la tolérance et adapter si nécessaire ;
- Anticiper et gérer les effets cutanés et locaux ;
- Prescrire les soins de support (crèmes, anti-douleur, alimentation adaptée selon la zone) ;
- Répondre aux questions et accompagner.
Fractionnement et durée
- Fractionnement classique : une séance par jour, 4 à 7 semaines selon le cancer ;
- Hypofractionnement : moins de séances (parfois 3 à 5 semaines pour le sein, parcours plus court pour la prostate) — devenu standard dans plusieurs indications ;
- Schémas palliatifs courts : quelques séances pour les métastases osseuses douloureuses, très efficaces.
Recommandations pendant le traitement
- Soins cutanés : hydratation douce, éviter parfums et frottements sur la zone irradiée, protection solaire, vêtements amples ;
- Hygiène buccale rigoureuse en cas de radiothérapie ORL ;
- Alimentation équilibrée, hydratation suffisante ;
- Activité physique douce régulière : utile contre la fatigue ;
- Signaler tout symptôme nouveau à l'équipe.
Évaluation post-traitement
Une consultation à 6 semaines environ après la fin permet d'évaluer la tolérance et la régression des effets aigus. L'évaluation de l'efficacité par imagerie est planifiée selon le cancer (souvent 2 à 3 mois après pour laisser à la radiothérapie le temps d'agir).
Les effets secondaires : les comprendre, les gérer
Les effets dépendent surtout de la zone irradiée. Ils sont anticipés et gérés.
Effets généraux
- Fatigue : l'effet le plus fréquent. Progressive et cumulative. Atténuée par rythme adapté, activité physique douce, sommeil. Régresse après la fin du traitement.
- Réactions cutanées sur la zone irradiée : rougeur (érythème), sécheresse, parfois desquamation. Comparable à un coup de soleil progressif. Hydratation douce, protection des frottements.
Selon la zone traitée
Sein
Rougeur cutanée du sein, fatigue, parfois petites modifications mammaires (gonflement transitoire). À long terme : parfois fibrose discrète. Soins cutanés réguliers recommandés.
ORL (tête et cou)
- Mucite (inflammation de la muqueuse buccale) : souvent gênante, soins locaux (bains de bouche), alimentation adaptée ;
- Troubles du goût (dysgueusie) : souvent transitoires ;
- Sécheresse buccale (xérostomie) : parfois durable selon la zone, salive artificielle, hygiène dentaire rigoureuse ;
- Difficulté à avaler (dysphagie) : alimentation adaptée, parfois sonde temporaire pour maintenir la nutrition ;
- Bilan dentaire avant et soins dentaires réguliers ensuite sont essentiels.
Thorax / poumon
- Œsophagite radique : difficulté à avaler, alimentation adaptée ;
- Pneumopathie radique : toux, parfois essoufflement. Surveillance, traitement par corticoïdes si besoin.
Pelvis (prostate, vessie, gynécologique, rectum/anus)
- Troubles urinaires : brûlures, fréquence, urgences ;
- Troubles digestifs : selles plus fréquentes, parfois diarrhée ;
- Sécheresse vaginale chez la femme : hydratants vaginaux non hormonaux, dilatateurs si pertinent ;
- Troubles sexuels : à aborder ouvertement, accompagnement.
Cerveau
- Fatigue souvent marquée ;
- Chute de cheveux localisée à la zone irradiée, souvent réversible ;
- Parfois œdème transitoire géré par corticoïdes.
Os (antalgique)
Bonne tolérance. Parfois douleur transitoire les premiers jours (« flare-up »). Soulagement durable ensuite.
À long terme
Fibrose des tissus, sécheresses durables (ORL, vaginale), parfois lymphœdème (sein, pelvis). Très rarement, second cancer sur la zone irradiée (risque faible mais réel à long terme — surveillance prolongée).
Soins de support
- Crèmes et soins cutanés adaptés à la zone irradiée ;
- Diététique : conseils par zone (ORL, digestif) ;
- Antalgiques si besoin ;
- Soutien psychologique : face au parcours, à la fatigue, à l'image corporelle ;
- Kinésithérapie : drainage lymphatique pour le sein si lymphœdème ;
- Sevrage tabagique systématiquement proposé : améliore la tolérance et l'efficacité.
Cas cliniques anonymisés
Deux situations illustrent la diversité des prises en charge. Les détails ont été modifiés pour préserver la confidentialité.
Cas 1 — Femme 60 ans, radiothérapie adjuvante du sein
Cancer du sein opéré par tumorectomie. Décision en RCP : radiothérapie adjuvante du sein en hypofractionnement, technique IMRT. Scanner de centrage avec contention sur mesure (coque thoracique). Délinéation, dosimétrie, contrôle qualité. Démarrage des séances. Consultations hebdomadaires : tolérance bonne, rougeur cutanée modérée gérée par soins locaux. Fin de traitement dans les délais. Évaluation à 6 semaines : cicatrisation cutanée satisfaisante. Reprise de la vie active.
Cas 2 — Homme 65 ans, radiothérapie de la prostate
Cancer de la prostate localisé à risque intermédiaire. Décision en RCP : radiothérapie exclusive avec IMRT + IGRT, hypofractionnement, associée à une hormonothérapie. Scanner de centrage avec contention sur mesure. Délinéation prostatique précise. Imagerie de positionnement à chaque séance. Consultations hebdomadaires : tolérance globale bonne, quelques troubles urinaires gérés. Fin de traitement, PSA en chute. Suivi régulier ensuite.
Le parcours de soins en 4 étapes
1
Consultation initiale
Analyse du dossier, indication validée en RCP, explications, accord.
2
Parcours technique
Scanner de centrage, contention, délinéation, dosimétrie, contrôle qualité.
3
Séances + suivi
Séances quotidiennes ambulatoires, consultations hebdomadaires, soins de support.
4
Évaluation et suivi
Consultation à 6 semaines, imagerie de réévaluation, suivi prolongé.
Ce qu'apporte la consultation
Une consultation d'oncologie radiothérapie permet concrètement :
- de relire votre dossier (compte-rendu d'anatomopathologie, bilan d'extension, comptes-rendus opératoires si pertinent, comptes-rendus de RCP) ;
- de confirmer l'indication de la radiothérapie et de choisir la technique adaptée (IMRT, VMAT, IGRT, hypofractionnement) ;
- d'expliquer en détail le parcours technique et la durée prévue ;
- de prescrire le scanner de centrage et la mise en place de la contention sur mesure ;
- d'organiser le bilan dentaire si radiothérapie ORL ;
- de coordonner avec la chimiothérapie en cas de radio-chimiothérapie concomitante ;
- d'expliquer les effets attendus selon la zone et leur prévention ;
- de discuter la prise en charge AMO/CNSS/CNOPS ou de votre mutuelle privée et les démarches d'accord préalable ;
- de discuter un second avis si décision lourde (radio-chimiothérapie complexe, ré-irradiation, indications limites).
Questions fréquentes en consultation d'oncologie
1. Comment fonctionne-t-elle ?
Rayons ionisants de haute énergie depuis un accélérateur linéaire, ciblés précisément sur la tumeur. Techniques modernes : IMRT, VMAT, IGRT.
2. Combien de temps dure le traitement ?
Plusieurs séances ambulatoires, du lundi au vendredi. Fractionnement classique : 4-7 semaines. Hypofractionnement (sein, prostate) : parcours plus court. Chaque séance : quelques minutes.
3. Quels sont les effets ?
Fatigue + effets locaux selon zone (cutanés, mucite ORL, troubles pelviens, etc.). Anticipés et accompagnés.
4. Va-t-elle me rendre radioactif ?
Non. Aucun risque pour l'entourage, y compris enfants et femmes enceintes.
5. Vais-je perdre mes cheveux ?
Seulement si le cuir chevelu est dans la zone irradiée (cerveau, ORL haut). Sinon, non.
6. Comment se passe une séance ?
Allongé(e) sur la table, immobile, quelques minutes. Indolore. Imagerie de positionnement avant la séance.
7. Pourrai-je travailler ?
Souvent en partie. Fatigue limitante en deuxième moitié. ALD reconnu si arrêt nécessaire.
8. Prise en charge AMO / CNSS / CNOPS ?
Bien couverte. AMO, CNSS, CNOPS et mutuelles privées (AXA, RMA, Saham, Wafa, MGPAP, MAMDA, Mupras, Atlanta, FAR…) avec accord préalable.
Prendre rendez-vous avec Dr Rita Bentahila
Consultation à Casablanca
Informations pratiques
Toute évaluation ou demande de second avis nécessite l'analyse du dossier complet en consultation. Aucune prescription n'est faite à distance.
Documents à apporter : compte-rendu d'anatomopathologie complet, bilan d'extension récent (CD ou DICOM : scanner, IRM, PET-scan), comptes-rendus opératoires et des traitements antérieurs (chimio, autre radiothérapie déjà faite — central pour évaluer une ré-irradiation), comptes-rendus de RCP, bilan biologique récent, bilan dentaire récent si radiothérapie ORL prévue.
Pour organiser un rendez-vous ou un second avis, contactez le secrétariat · ☎ +212 6 94 15 31 90.
Lexique : les mots techniques expliqués
- Radiothérapie externe
- Traitement par rayons ionisants depuis un appareil extérieur au corps
- Accélérateur linéaire
- Appareil qui produit les rayons de haute énergie utilisés en radiothérapie
- IMRT
- Radiothérapie Conformationnelle avec Modulation d'Intensité — épouse la forme de la tumeur
- VMAT
- Arc-thérapie Volumétrique Modulée — rotation continue, séances plus rapides
- IGRT
- Radiothérapie Guidée par l'Image — vérification du positionnement à chaque séance
- Scanner de centrage
- Scanner spécifique en position de traitement pour préparer la radiothérapie
- Contention
- Dispositif sur mesure (cale-tête, matelas-coquille) qui assure un positionnement reproductible
- Délinéation
- Dessin de la tumeur et des organes à risque par le médecin sur les images
- Dosimétrie
- Calcul du plan de traitement par les physiciens médicaux
- Fractionnement
- Découpage de la dose totale en plusieurs séances
- Hypofractionnement
- Schéma avec moins de séances mais doses plus fortes par séance
- Radio-chimiothérapie concomitante
- Radiothérapie et chimiothérapie administrées en même temps pour effet synergique
- Radiosensibilisant
- Qui rend la radiothérapie plus efficace
- Mucite
- Inflammation de la muqueuse buccale (radiothérapie ORL)
- Xérostomie
- Sécheresse buccale (radiothérapie ORL)
- Œsophagite radique
- Inflammation de l'œsophage liée à la radiothérapie thoracique
- Pneumopathie radique
- Inflammation des poumons liée à la radiothérapie thoracique
- Fibrose
- Durcissement tardif des tissus irradiés
- Ré-irradiation
- Nouvelle radiothérapie sur une zone déjà traitée auparavant
Références scientifiques et ce qui change pour vous
Voir les références scientifiques
- ESTRO — European Society for Radiotherapy and Oncology Guidelines. Ce qui change pour vous : cadrent les indications, techniques et fractionnements modernes par cancer.
- ASTRO — American Society for Radiation Oncology Guidelines. Ce qui change pour vous : actualisent les standards internationaux (IMRT, VMAT, IGRT, hypofractionnement).
- NCCN — Cancer Guidelines (sections radiothérapie par cancer). Ce qui change pour vous : harmonisent les stratégies par stade et localisation.
- SFRO — Société Française de Radiothérapie Oncologique — recommandations. Ce qui change pour vous : référentiels francophones par localisation.
- ICRU — International Commission on Radiation Units — rapports. Ce qui change pour vous : harmonisent les définitions de volumes cibles et de doses.