L'immunothérapie représente l'une des révolutions majeures de l'oncologie de la dernière décennie. Elle ne détruit pas directement les cellules tumorales, mais réactive le système immunitaire du patient pour qu'il reconnaisse et élimine les cellules cancéreuses — avec des résultats spectaculaires pour certains cancers.
Les tumeurs développent des mécanismes pour « se cacher » du système immunitaire en activant des molécules inhibitrices. Les immunothérapies bloquent ces mécanismes :
Administrés par perfusion IV toutes les 2 à 6 semaines selon le protocole.
L'association radiothérapie + immunothérapie est un axe de recherche très actif. La radiothérapie peut induire un effet abscopal : en détruisant localement les cellules tumorales, elle libère des antigènes qui activent le système immunitaire systémiquement — parfois permettant la régression de métastases à distance du champ irradié.
Quels sont les effets secondaires de l'immunothérapie ?
Des effets immuno-médiés peuvent toucher tout organe : pneumopathie, colite, thyroïdite, hépatite... Ils sont gérables par corticothérapie si diagnostiqués tôt. Un suivi régulier est indispensable.
L'immunothérapie fonctionne-t-elle pour tous les cancers ?
Non. Son efficacité dépend du type tumoral et de l'expression de PD-L1. Un bilan moléculaire est nécessaire pour identifier les patients susceptibles d'en bénéficier.